Marine Le Pen en appel : son éligibilité pour 2027 en jeu

2 godzin temu
Le procès en appel de Marine Le Pen s'ouvre à Paris (Image symbolique - Générée par IA) AI Generated Stock Image

Le procès en appel de Marine Le Pen s'est ouvert mardi à Paris. L'enjeu est crucial pour la cheffe de file de l'extręme droite française : son éligibilité pour la présidentielle de 2027. Le tribunal correctionnel de Paris l'a condamnée en première instance le 31 mars 2025 pour détournement de fonds publics, avec une peine d'inéligibilité de cinq ans à exécution provisoire qui la prive actuellement du droit de se présenter.

Douze prévenus comparaissent devant le palais de justice historique de la capitale, dont Marine Le Pen, le maire de Perpignan Louis Aliot et le député Julien Odoul. Sur les 25 condamnés en première instance, 12 ont renoncé à faire appel, dont la sœur de Marine Le Pen, Yann Le Pen. Le procès, théoriquement prévu jusqu'au 11 février, ne rendra sa décision qu'en été.

La peine de première instance est lourde : quatre ans d'emprisonnement dont deux ferme sous bracelet électronique, 100 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité. Le tribunal correctionnel de Paris a établi un préjudice de 3,2 millions d'euros. Les prévenus ont remboursé 1,1 million.

Le système allégué

L'accusation et le Parlement européen, partie civile, reprochent à Marine Le Pen et ses coaccusés d'avoir mis en place un « système » entre 2004 et 2016. Les fonds du Parlement européen destinés aux salaires d'assistants parlementaires pour leurs fonctions à Bruxelles et Strasbourg auraient été détournés. Les assistants auraient en réalité travaillé principalement pour le Front national, devenu Rassemblement national, ou ses dirigeants.

Une défense axée sur la vérité

Marine Le Pen a précisé sa stratégie en marge des vœux de presse de Jordan Bardella lundi. « J'espère pouvoir convaincre les magistrats de mon innocence », a-t-elle déclaré. Elle a ajouté avoir « un seul axe de défense: dire la vérité, c'est la stratégie qui est la mienne, comme je l'ai fait en première instance, en espérant ętre mieux entendue ».

La triple candidate malheureuse à l'Élysée mise sur la « non-intentionnalité » plutôt que sur un déni complet, un changement par rapport à sa « défense de rupture » perçue en première instance.

L'ombre de Bardella

Neuf mois après sa condamnation, l'image publique de Marine Le Pen s'est dégradée. Une étude Verian pour Le Monde et L'Hémicycle publiée dimanche montre que 49% des Français pensent que Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a des chances de gagner la présidentielle, contre seulement 16% pour Marine Le Pen. 30% estiment que Bardella ferait un meilleur président, contre 22% qui pensent le contraire.

Marine Le Pen avait affirmé cet automne qu'elle briguerait l'Élysée sûr et certain si elle pouvait ętre candidate. Elle a aussi reconnu que Jordan Bardella peut gagner à sa place.

Pour se présenter en 2027, la députée de la 11e circonscription du Pas-de-Calais a besoin de deux conditions : une peine d'inéligibilité inférieure à deux ans et l'absence de bracelet électronique, qu'elle juge incompatible avec une campagne présidentielle. Marine Le Pen a indiqué que la décision de la cour d'appel déterminera son avenir, sans attendre un éventuel arręt de la Cour de cassation. En cas de saisine, cette dernière prévoit de statuer avant l'échéance présidentielle.

Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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